Construction d'un Power Router pas à pas

Cet article vous présente la construction d’un Power Router pas à pas.

278828305_2439708296172375_6994791725378317305_n.jpg, juin 2022

L’autoconsommation

Nous avons installé deux modules photovoltaïques d’une puissance crête de 600 Wc. Ils sont associés à deux micro-onduleurs. La puissance maximum unitaire est de 255 W. Au maximum, ils sont en capacité d’injecter une puissance de 510 W:

puissance_14mai.png, juil. 2022

Nous avons également construit et installé une petite éolienne Piggott. Elle produit le jour, mais aussi la nuit. La puissance maximale de l’onduleur est de 500 W. Cette puissance s’ajoute à la puissance du champ de capteurs photovoltaïques. Donc au maximum, l’installation (PV + éolien) est capable de produire 1010 W (255 Wc + 255 Wc +500 W).

Si à l’instant t la puissance produite localement est de 500 W et qu’un grille pain nécessite 800 W, alors la puissance de 500 W sera couverte localement et les 300 W manquants seront fournis par le réseau électrique. La puissance souscrite sur le réseau est donc réduite.

A l’inverse, si à l’instant t nous ne consommons pas d’électricité, alors 800 W seront injectés sur le réseau électrique. Le contrat d’autoconsommation ne rémunère pas l’électricité injectée et ne nous incite pas à le faire. Nous avons donc intérêt à consommer ce surplus par exemple en chauffant de l’eau ou en déclenchant un appareil électrique (machine à laver …).

Le schéma de principe suivant illustre la situation :

courbeauto.jpg, juil. 2022

La partie verte est soustraite de la consommation tandis que la partie bleue est injectée sur le réseau.

Le taux d’autoconsommation représente le rapport entre la surface verte et la surface bleue+verte.

Le taux d’autoproduction représente le rapport entre la surface verte et la surface grise+verte.

Plus on installe de capteurs photovoltaïques, plus le taux d’autoconsommation baisse. Autrement dit, le premier capteur est le plus rentable, le second beaucoup moins.

Certains feront installer beaucoup de modules photovoltaïques sur le toit et ne consommeront qu’une petite partie de l’électricité produite tandis que d’autres chercheront à réduire leur consommation, installeront peu de capteurs et chercheront à tout consommer. Devinez où l’on se place…

Si j’installe beaucoup de modules photovoltaïques, j’augmente le taux d’autoproduction mais je baisse le taux d’autoconsommation. L’investissement augmente et la rentabilité diminue.

Si j’installe quelques modules et un routeur solaire, le taux d’autoproduction tend raisonnablement vers 30% et le taux d’autoconsommation vers 90%. L’investissement diminue et la rentabilité augmente.

Le rôle du Power Router

Le Power Router que nous allons construire s’inspire des travaux de Robin Emley et du site openenergymonitor.org. Il embarque les modifications proposées par Philippe de Craene visant à améliorer les mesures, notamment en lien avec les fréquentes variations de puissance induites par les rafales de vent sur une éolienne. Ci-après figurent les variations induites par les nuages sur un seul module photovoltaïque. Il faut imaginer que les variations sur une éolienne sont beaucoup plus fréquentes.

20190311_Puissance-1MO-1jour.png, juil. 2022

Avec le schéma qui suit, OpenEnergyMonitor nous explique comment notre compteur électronique s’incrémente au fil du temps. Chaque fois que nous consommons 1 Wh, le compteur électronique s’incrémente d’1 Wh, au bout de 1000 impulsions, c’est le kWh auquel notre facture d’électricité fait référence.

Capture_d_ecran_du_2022-07-10_10-08-33.png, juil. 2022 Source : openenergymonitor.org

Le compteur linky dispose de compteurs de consommation et de production. De la même manière, lorsqu’il y a surplus d’électricité produite par une éolienne, un module photovoltaïque, une génératrice hydraulique… , le compteur de production s’incrémente Wh après Wh.

Afin d’éviter que le compteur de production ne s’incrémente d’1Wh, OpenEnergyMonitor nous propose de consommer l’énergie, mais pas trop, afin de stabiliser la production et la consommation d’énergie autour de zéro selon un cycle d’hystérésis.

Capture_d_ecran_du_2022-07-10_10-16-26.png, juil. 2022 Source : openenergymonitor.org

Un wattmètre basé sur un Arduino

Sur la base d’un micro-contrôleur Arduino, OpenEnergyMonitor a développé un wattmètre. Il est alimenté par deux capteurs en entrée : un capteur de tension et un capteur de courant.

Lorsque la tension et le courant sont en phase, le système est purement résistif. Cela veut dire que nous sommes en présence d’une résistance pure qui consomme du courant. Ce pourrait être la résistance d’un chauffe-eau, un grille pain ou un convecteur électrique. Le produit de la tension par le courant est positif. La puissance est positive. L’énergie est consommée, il n’y a pas d’injection.

Capture_d_ecran_du_2022-07-10_17-26-26.png, juil. 2022 Source : openenergymonitor.org

Lorsque la tension et le courant ne sont plus en phase, le système est capacitif ou inductif. Ce pourrait être un condensateur qui met du temps pour se charger puis se décharge lorsque la tension d’alimentation diminue, ce avec un certain déphasage dans le temps. Cela veut dire que nous sommes en présence d’un moteur, un réfrigérateur, une machine à laver… Le produit de la tension par le courant est souvent positif, mais aussi parfois négatif. La puissance moyenne est positive. L’énergie est consommée, il n’y a pas d’injection.

Capture_d_ecran_du_2022-07-10_17-26-52.png, juil. 2022 Source : openenergymonitor.org

Lorsque les courbes de tension et de courant sont en opposition de phase, le produit de la tension par le courant est négatif. La puissance est négative. Ces courbes sont caractéristiques d’une production d’énergie. Nous pourrions être en présence de modules photovoltaïques, d’une éolienne, … qui produisent plus d’énergie que d’énergie consommée par les appareils électriques. Il a injection.

Capture_d_ecran_du_2022-07-10_17-27-21.png, juil. 2022

Source : openenergymonitor.org

Principe du Power Router

Rappel : 1 W.h = 3600 W.s = 3600 joules = 3600 J

Lorsque le Power Router détecte un début d’injection via les capteurs de courant et de tension situés en entrée, à partir du seuil de seuil de 1300 J et avant que 3600 J ne déclenche une impulsion au niveau du compteur électrique (tel que décrit ci-dessus), le Power Router alimente, via un module triac situé en sortie, une résistance électrique jusqu’à ce que la puissance liée à la consommation annule la puissance liée à la production électrique.

La consommation et l’injection s’équilibrent autour de zéro. Si l’injection augmente, la consommation augmente. Si l’injection diminue, la consommation diminue. En dessous du seuil de 1300 J, le Power Router cesse d’alimenter la résistance via le module triac.

Schema2.png, juil. 2022

Le triac et le module triac

Un triac est un composant semi-conducteur en silicium avec 3 bornes ou pattes qui permettent au courant de circuler dans les deux sens lorsqu’il est déclenché.

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Une fois enclenché par une impulsion sur la gachette (fire), un triac laisse passer le courant pendant deux alternances d’un courant alternatif.

Le module triac permet d’ajuster la quantité d’énergie à dériver dans la résistance. Il est piloté par le Power Router. Voici ci-après le module triac que nous allons utiliser. On voit au milieu le composant triac évoqué ci-dessus.

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Suggestion : RobotDyn AC Dimmer 8A/16A/24A 600V

Le schéma de principe ci-dessous illustre le fait que le triac est passant uniquement après le délai α.

A l’issue d’un délai α, calculé par le Power Router, une impulsion (fire) est envoyée au module triac afin d’ajuster la puissance à dériver dans la résistance.

Single-Phase-converter-using-single-Triac-unit.png, juil. 2022

Source https://www.electronics-tutorials.ws/power/diac.html

La durée des 2 alternances ci-dessus est de 20 ms (1 s / 50 Hz). Une seule alternance dure 1 s / 50 Hz / 2 = 10 ms. Pour calculer le déclenchement du triac, la durée d’une alternance a été découpée en 128 intervalles. Chaque intervalle dure 1 s / 50 Hz / 2 / 128 = 0.000078125 s soit environ 78 μs.

Si α est le nombre d’intervalles séparant le point de passage par le zéro (zéro cross) du déclenchement du triac (fire), et que α = 0, alors toute la puissance est dérivée.

Si α = 128, alors le triac ne laisse rien passer.

Lorsqu’il y a production d’énergie, le Power Router intègre la puissance en fonction du temps, c’est à dire qu’il multiplie la puissance par le temps afin de connaître la quantité d’énergie à dériver (E = P x t).

Par exemple, s’il détecte l’injection d’une puissance de 200 W pendant 1 s, puis 300 W pendant 2 s, le Power Router enregistre une quantité d’énergie à dériver de 800 W.s (200 W x 1 s + 300 W x 2 s).

Zéro Cross

Le module triac que nous utiliserons dispose d’une broche ZC pour Zéro Cross.

Il détecte l’instant où l’onde sinusoïdale du réseau électrique (230 V AC) est à zéro volt d’amplitude. A cet instant, le module triac envoie un signal sur sa broche ZC. Dans le graphique ci-dessous, nous pouvons observer trois passages de l’onde sinusoïdale par l’amplitude 0 V : à l’instant t = 0, t = π et t = 2π.

Single-Phase-converter-using-single-Triac-unit.png, juil. 2022

Le signal sur la broche ZC génèrera une interruption au niveau du Power Router lui permettant de connaître précisément l’instant à partir duquel le délai α devra être appliqué. En outre, l’interruption ZC initiera l’instant opportun pour réaliser une série de calcul de tension, intensité et puissance.

La partie puissance du module triac est alimentée par le réseau électrique AC 230V via les connecteurs L et N . La charge résistive (par exemple la résistance du chauffe-eau) est reliée aux connecteurs LOAD et N du module triac.

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La sortie Z-C du module triac est connectée à l’entrée numérique D2 de notre Arduino. C’est par cette liaison que transitera l’interruption Zéro Cross émise par le module triac vers l’Arduino.

L’entrée numérique PSM du module triac est connectée à la sortie numérique D10 de notre Arduino. Le “fire” sera envoyé depuis l’Arduino vers le module triac via cette liaison.

Les pattes GND et VCC alimentent le module triac. Elles seront connectées aux broches GND et +5V de notre Arduino. Les pattes GND et +5V de l’Arduino seront reliées à une carte à trous de prototypage. C’est depuis cette carte de prototypage que nous alimenterons le module triac

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Un réservoir d’énergie virtuelle

Imaginez un seau rempli, non pas d’eau, mais d’énergie virtuelle. Le Power Router évalue en permanence la quantité d’énergie virtuelle à dériver contenue dans le seau.

Le réservoir dispose d’une capacité de 3600 joules.

Lorsqu’il contient une quantité d’énergie virtuelle inférieure à 1300 joules, le Power Router ne dérive rien. α = 128. Le triac n’est pas passant.

Lorsque la quantité d’énergie virtuelle atteint 1300 joules, le Power Router commence à dériver progressivement dans le triac et de manière linéaire jusqu’à 2300 joules.

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A partir de 2300 joules, il dérive toute l’énergie dans le triac. α = 0. Le robinet est ouvert en grand.

A partir de 3600 joules, le power router allume une LED “overload” afin de signaler un problème lié au fait qu’il n’a pas su dériver toute l’énergie dans la résistance. Cela pourrait arriver par exemple si la puissance de la résistance était inférieure à la puisssance à dériver. Dans notre cas, la puissance est de 1200 W (chauffe-eau) pour une puissance à dériver de 1010 W (PV + éolienne).

Illustration

Il n’y a pas de production d’énergie. Nous consommons de l’énergie. Par convention la puissance est positive. Elle est de 56 W. Le réservoir virtuel est vide : 0 J. Il n’y a pas d’énergie à dériver donc α = 128.

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La production d’énergie est supérieure à la consommmation. II y a surplus d’énergie. Par convention la puissance est négative. Elle est de -235 W. Le réservoir virtuel se remplit. Il est rempli à 852 J. La consigne de 1300 J n’étant pas atteinte, le Power Router ne dérive pas d’énergie donc α = 128.

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La production d’énergie est toujours supérieure à la consommmation. II y a surplus d’énergie. Par convention la puissance est négative. Elle est de -238 W. Le réservoir virtuel se remplit. Il est rempli à 1327 J. La consigne de 1300 J est atteinte, le Power Router commence à dériver dans la résistance du chauffe-eau. α = 124.

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La consommation d’énergie liée à la dérivation d’énergie dans la résistance du chauffe-eau équilibre la production d’énergie. α = 90. Le Power Router cherche le point d’équilibre autour d’une puissance nulle (cycle d’hystérésis). Le réservoir virtuel se stabilise autour de 1592 J.

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La sonde de tension

La sonde de tension évoquée ci-dessus est un petit transformateur qui abaisse la tension du réseau et conserve la même fréquence (environ 50 Hz).

Nous allons mesurer la tension en sortie d’un petit transformateur AC 230 -> AC 9V à l’aide d’un multimètre.

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(Suggestion : transformateur YHDC Store PE3013-M 230DC/6V DC).

Nous observons une tension alternative de 10.36 V dont une représentation graphique serait similaire à la courbe qui suit.

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La tension admissible par le micro-contrôleur Arduino doit être comprise entre 0 V et +5 V. Nous allons devoir travailler le signal issu du petit transformateur afin que la tension soit comprise entre 0 et +5V.

Pour cela, nous allons construire un pont diviseur de tension que nous allons placer entre la masse (GND) et le +5V de notre Arduino afin que le “middle point” ne soit plus 0 V mais 2.5 V.

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Dans notre cas, les résistances R1 ont une valeur d’1 kΩ. Le condensateur a une valeur de 10 μF. La résistance R2 est calculée en fonction de la tension efficace mesurée aux bornes du transformateur (voir photo ci-dessus : 10.36V) soit R2 = 0.7 x 10.36 - 1 = 6.252 kΩ.

Ne disposant pas de cette résistance, nous allons mettre en série les résistances disponibles jusqu’à obtenir la résistance immédiatement supérieure afin que la tension en entrée du micro-contrôleur soit inférieure à 5V et ainsi ne pas détériorer notre Arduino. Dans notre cas R2 = 1 kΩ + 1 kΩ + 4.7 kΩ = 6.7 kΩ.

Nous allons poser notre Arduino NANO, insérer puis souder les composants sur une plaque à trous de prototypage. Les connecteurs male ou femelle des câbles “Dupont” sont coupés puis les câbles sont soudés sur la plaque à trous afin de réduire le risque de problème de connexion.

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Le condensateur C1 est polarisé. Cela veut dire qu’il y a un sens respecter. La patte négative est plus courte. Elle est repéré “-” sur le composant et est reliée à la masse GND.

La sortie A1 décrite dans le schéma ci-dessus est connectée à l’entrée analogique A1 de notre Arduino. La masse (GND) et le +5V décrits ci-dessus, sont connectés aux broches GND et +5V de notre Arduino (ici un NANO).

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Notre Arduino lira une tension analogique comprise entre 0 V et 5 V qu’il convertira en une valeur numérique comprise entre 0 et 1023 via un convertisseur interne (Convertisseur Analogique Numérique CAN). 2.5V étant le “middle point”, alors le chiffre 511 représentera 0 V.

Une calibration de la tension sera effectuée à la mise en route du Power Router afin d’associer précisément la tension lue avec la tension effective du réseau. Pour cela, nous utiliserons un Wattmètre afin de disposer d’une valeur de référence.

La sonde de courant

La sonde de courant évoquée ci-dessus est un capteur de courant alternatif à noyau fendu.

Capture_du_2022-07-13_22-42-06.png, juil. 2022

(Suggestion : YHDC SCT010 Φ10 80A-26.6mA, sans résistance burden !).

La tension admissible par le micro-contrôleur Arduino doit être comprise entre 0 V et +5 V. Nous allons devoir travailler le signal afin que la tension soit comprise entre 0 et +5V.

Pour cela, nous allons construire un pont diviseur de tension que nous allons placer entre la masse (GND) et le +5V de notre Arduino afin que le “middle point” ne soit plus 0 V mais 2.5 V.

Volontairement, nous avons choisi une sonde de courant sans résistance burden. Par ailleurs, nous avons choisi un modèle de sonde de courant autorisant le passage d’un câble de 10 mm de diamètre. En effet, le diamètre du câble de “phase” arrivant au tableau électrique avec isolant est proche 8 mm.

Le but de la résistance de détection de courant est de générer une tension proportionnelle au courant qui peut être vue par le circuit de mesure de tension. La résistance est le lien entre la tension et le courant (U = R x I). Attention, plus la résistance est grande, plus la tension est élevée !

Nous devons nous assurer que la tension aux bornes de la résistance burden ne dépassera pas 2.5 V afin de ne pas endommager notre Arduino.

Le choix de la résistance burden dépend du courant maximum qui traversera le capteur de courant et du rapport en nombre de tours entre l’enroulement primaire et l’enroulement secondaire.

Par exemple, si nous choisissons le transformateur de courant YHDC SCT010 80 A : 26.6 mA, alors le rapport en nombre de tours entre l’enroulement primaire et l’enroulement secondaire est 80 / 0.0266 soit 3000.

La relation entre la valeur maximale et la valeur efficace pour des tensions alternatives est la suivante : U max = U efficace x √2.

Si le courant efficace admissible par la sonde de tension est de 80 A, alors la valeur maximale du courant sera de 80 A x √2 = 113.13 A. En sortie du capteur de courant, nous obtiendrons une valeur maximale de 113.13 A / 3000 = 0.03771 A. La résistance burden idéale serait de 2.5 V / 0.03771 A = 66 Ω.

Ayant souscrit un abonnement d’une puissance de 6 KVA, l’intensité ne dépassera pas 30 A. La résistance burden idéale est de 2.5 V x 3000 / (√2 x 30 A) = 176 Ω. Pour les raisons invoquées ci-dessus. il est nécessaire de choisir une résistance d’une valeur inférieure. Nous allons donc installer une résistance d’une valeur inférieure à 176 Ω. Nous disposons (en stock) d’une résistance d’une valeur de 100 Ω que nous allons installer aux bornes du capteur de courant (ci-après identifiée R3).

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Nous allons souder les composants sur la plaque à trous de prototypage.

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Voici une vue de dessous. Les pattes son pliées et soudées afin de réaliser les pistes. La piste +5V a été calée afin d’arriver sur la broche +5V de l’Arduino NANO.

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La sortie A0 décrite dans le schéma ci-dessus est connectée à l’entrée analogique A0 de notre Arduino. La masse (GND) et le +5V décrits ci-dessus, sont connectés aux broches GND et +5V de notre Arduino.

Schema10.png, juil. 2022

Notre Arduino lira une tension analogique comprise entre 0 V et 5 V qu’il convertira en une valeur numérique comprise entre 0 et 1023 via un convertisseur interne (CAN). 2.5V étant le “middle point”, alors le chiffre 511 représentera 0 V. Cette tension sera représentative du courant traversant la sonde de courant. Si la tension est de 2.5 V, cela traduira que la sonde de courant est traversée par aucun courant : 0 A.

Une calibration de l’intensité sera effectuée à la mise en route du Power Router afin d’associer précisément l’intensité lue avec l’intensité effective parcourant la sonde de courant. Pour cela, nous utiliserons un Wattmètre afin de disposer d’une valeur de référence.

Module d’alimentation

Du fait que l’alimentation 230V AC est nécessaire pour la sonde de tension, alors nous allons profiter de sa présence pour alimenter un module d’alimentation (convertisseur 230V AC -> 9V DC) afin d’alimenter le micro-contrôleur Arduino NANO par la broche Vin.

Alim9VDC.png, juil. 2022 (Suggestion : Transformateur abaisseur de précision Buck, AC-DC W, 500mA 9V)

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La sortie GND du module d’alimentation est connectée à la broche GND de notre Arduino NANO.

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La sortie + 9V DC du module d’alimentation est connectée à la broche Vin de l’Arduino NANO.

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Afficheur LCD 16x2 I2C

L’installation d’un afficheur LCD est facultative. Le Power Router peut très bien fonctionner sans. Cependant, les informations affichées vous informent de son bon ou mauvais fonctionnement. Elles peuvent vous aider à prendre des décisions. Par exemple : j’ai trop d’énergie, je lance mon lave-linge.

Cet écran permet d’afficher 2 fois 16 caractères en lettres blanches sur fond bleu. Ce type d’écran consomme très peu d’énergie.

IMG_20220717_165014.redimensionne.jpg, juil. 2022

I2C est un bus informatique. Le module I2C permet ici de relier facilement le micro-contrôleur Arduino NANO à l’afficheur LCD en utilisant seulement deux lignes : SDA (Serial DAta) et SCL (Serial CLock). Ce module est soudé à l’arrière de l’afficheur LCD.

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La broche SDA du module I2C est reliée à la broche A4 de notre Arduino.

La broche SCL du module I2C est reliée à la broche A5 de notre Arduino.

Les broches VCC et GND du module I2C sont respectivement reliées aux broches +5V et GND de notre Arduino

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LEDs indiquant l’activité et l’overload

L’installation de LEDs est facultative. Le Power Router peut très bien fonctionner sans. Cependant, elles informent du bon ou mauvais fonctionnement du Power Router.

Par exemple : l’activation de la LED Overload informe l’utilisateur du fait que le réservoir d’énergie virtuelle a dépassé 3600 joules. Physiquement cela veut dire que le Power Router ne réussit pas à dériver toute l’énergie dans la résistance, et qu’il est fort probable que le surplus d’énergie soit injecté sur le réseau électrique.

La LED bleue Activity est allumée lorsque la réserve d’énergie virtuelle dépasse le seuil de 1300 joules. Elle signale une activité normale.

La LED rouge Overload est allumée lorsque la réserve d’énergie virtuelle dépasse le seuil de 3600 joules. Elle signale une anomalie.

Les LED sont polarisées. Cela veut dire qu’il y a un sens respecter. La patte la plus courte de chacune des deux LED est le coté négatif appelé “cathode”.

Si nous alimentons les LED directement en 5 V (tension délivrée par l’Arduino), elles éclairent mais, le courant qui les traverse est excessif et elles finissent par chauffer et griller. Pour limiter le courant, nous allons câbler une résistance en série avec chaque LED.

Les caractéristiques techniques des LED sont normalement données par le constructeur dans un document technique appelée datasheet. N’en disposant pas, nous allons partir sur une tension maximale de 2.1 V aux bornes de la LED et un courant maximal de 20 mA.

Nous calculons la chute de tension nécessaire : U résistance = U alim_5V - U led = 5 V - 2.1 V = 2.9 V.

Nous calculons ensuite, à l’aide de la loi d’Ohm (U = R x I), la valeur de la résistance en tenant compte de la valeur du courant maximal admissible par la LED (20 mA).

R résistance = U résistance / 20 mA = 2.9 V / 0.02 A = 145 Ω.

Ne disposant pas d’une résistance de 145 Ω, nous allons choisir une résistance en stock d’une valeur immédiatement supérieure, soit 220 Ω.

Les cathodes sont chacune reliées à une résistance de 220 Ω afin de limiter le courant traversant la LED. Les résistances sont reliées à la broche GND de notre Arduino.

La patte la plus longue de chacune des deux LED est le coté positif appelé “anode”.

L’anode de la LED Overload est reliée à la broche numérique D13 de notre Arduino.

L’anode de la LED Activity est reliée à la broche numérique D3 de notre Arduino.

Capture_du_2021-12-11_14-26-54.png, juil. 2022

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Planning des activités P'tiwatt 2022

1-cadre.jpg, juil. 2021

Suite à l’assemblée générale du 12 février 2022, l’association P’tiwatt organise :
- un atelier de découverte du solaire thermique le samedi 18 juin 2022,
- un atelier de découverte du solaire photovoltaïque le samedi 2 juillet 2022,
- une rencontre créative le samedi 3 septembre 2022.

Dernière minute : un atelier de fabrication d’un power router sera organisé le samedi 12 juin 2022

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Lettre d'information n°3

Lettre_Info_P_tiwatt_n_3ter.jpg, janv. 2022

L’association P’tiwatt vous souhaite une excellente année 2022. Dans cette lettre d’information, nous vous informons de nos activités associatives.

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Retour d'expérience sur une mini-éolienne en pignon

_mini-eolienne-31118.jpg, janv. 2022

Source : https://www.terraeco.net/Que-nous-apprend-l-arnaque-des,47822.html

Au cours de nos ateliers, nous déconseillons aux participants d’installer ou de faire installer une éolienne en pignon : vibrations, faible production, maintenance difficile … Une éolienne doit être installée en hauteur pour profiter de vents réguliers. Pour cela, nous conseillons de l’installer à au moins deux fois la hauteur des obstacles (souvent 18m de hauteur). Le mât doit être oscillant/amovible afin de permettre une maintenance régulière et sans risque de la machine. Pour celles et ceux qui seraient tentés par une installation en pignon, voici un retour d’expérience.

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Réparer plutôt que jeter

Nos poubelles débordent et nos appareils électriques sont de plus en plus fragiles. Les déchets électriques sont très polluants et consommateurs de ressources. Une bonne raison parmi d’autres pour ne pas céder à la tentation d’un nouvel achat.

Aujourd’hui, nous avons choisi de partager une expérience en matière de réparation. Il s’agit d’une panne classique, la résistance électrique d’un four électrique qui ne fonctionne plus. Plutôt que remplacer le four, nous avons choisi de le réparer.

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Entretien vélo

Aujourd’hui, nous vous invitons à participer à un atelier d’entretien courant du vélo. Pour ne rien vous cacher, nous étions un peu désemparé quelques années auparavant lorsque nous avions décidé de réaliser la majorité de nos trajets domicile-travail à vélo. Avec parfois 250 kilomètres par semaine, et une moyenne de 5000 à 6000 kilomètres par an, la problématique de l’entretien survient très vite. Aussi nous avons progressivement acquis des compétences afin que nos montures restent propres, en parfait état et qu’elles durent le plus longtemps possible. C’est que nous souhaitons partager ici avec vous.

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CR de l'atelier solaire thermique du 21 août 2021

L’énergie solaire est gratuite, disponible, renouvelable et non polluante. Il suffit de la capter. L’énergie solaire permet de couvrir 8000 fois les besoins de l’homme. Elle est disponible partout en France, y compris dans le département de l’Eure. Le solaire thermique permet de couvrir 60% de nos besoins en eau chaude et 40% de nos besoins en chauffage. Cette énergie est décarbonée. Pourquoi aller chercher ailleurs ce qui est devant chez nous ou encore pourquoi payer ce que l’on peut obtenir gratuitement ?

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